Domus Mundi s’est engagé à donner du soutien et du conseil techniques pour la construction d’une école primaire à Sulurpet, un projet de l’association à but non lucratif Baladharshan.
Quelques étudiants de dernière année d’ingéniérie industrielle à la KaHo Sint-Lieven à Gand, parmi lesquels Jeroen Voet, ont prêté leur appui à ce projet dans le cadre de leurs mémoires de mastère, dont la question de recherche était celle de savoir comment on peut garantir un climat intérieur optimal tout en économisant l’énergie, et d’une façon durable, en employant des techniques, des systèmes de construction et des matériaux locaux. Ainsi, on aspire à éviter l’emploi de l’air conditionné.
Le but est de bâtir, dans un premier temps, neuf salles de classe complétées une salle polyvalente qui peut également servir de centre d’accueil pendant les inondations. Après quelques années, ces espaces seront surmontés de deux étages supplémentaires.
Contexte
Baladharshan est un projet destiné aux enfants habitant le village pauvre d’Attakanithipa, situé dans le sud-est de l’Inde, à une distance d’environ soixante kilomètres de la ville de Chennai. Le village est entouré d’une lagune séparée de la côte orientale indienne d’un cordon littoral de quelques kilomètres.
Chaque année, la pluie de mousson traverse la région à deux reprises : en octobre, et en juin. À chaque fois, elle est précédée de lourds ouragans et de cyclones. L’été, il y fait très chaud, avec des températures qui montent jusqu’à 45°C. La sécheresse et les inondations coûtent plus de 5000 vies humaines par an.
Dans ces conditions impitoyables, les habitants d’Attakantithipa dépendent de la pêche et de l’agriculture. Malheureusement, les terres cultivables sont peu fertiles, et en dehors de la saison pluvieuse, on est réduit à pomper de l’eau salée, ce qui affecte la qualité de la récolte.
En 1999, Robert Sunil, un théologien local, initia un projet, qui, au début, se limitait, par manque de moyens financiers, à la collection de vêtements et à la fondation d’un centre de soins, mais qui s’est accéléré depuis 2001, quand Bart De Wilde, un scientifique belge, commença une collecte dans sa commune, celle de Hamme, en Belgique.
Afin de pouvoir offrir aux enfants un meilleur avenir, les investissements se concentrent sur l’enseignement. Ainsi, il y a quelques années, une école primaire a été fondée, avec l’appui du gouvernement indien. Dès leurs dix ans, les enfants passent à une école qui se trouve à l’extérieur de l’école. Mais, dans cette école, chaque année scolaire, ils doivent réussir à un grand examen final pour pouvoir poursuivre leurs études. Beaucoup d’enfants n’y réussissent pas.
Maintenant, afin de pouvoir continuer à stimuler le développement des enfants, on est en ce moment en train de construire une école plus grande à Sulurpet, un village plus à l’intérieur du pays, situé à une dizaine de kilomètres d’Attakanithipa. Le but est de continuer l’éducation des enfants des villages avoisinants en anglais, pour leur donner plus de chances à réussir à l’examen final, et, de ce fait, à poursuivre leurs études.
Pour plus d’informations, des photos et des mises à jour sur ce projet, nous vous renvoyons volontiers au site web www.kinderenvanindia.com


