Domus Mundi en Equateur

Quand Katrien, une de nos membres de bureau, habitait en Équateur, elle avait comme base de départ PROMAS, l’université de Cuenca, où elle travaillait surtout par ordre de l’asbl Domus Mundi. Après son retour en Belgique, lui restent pas mal de projets et d’idées. En voici un aperçu.

Un cours de SIG dans la formation postuniversitaire

Domus Mundi a donné la formation ‘Analyse spatiale dans SIG’ (Module 4) dans le ‘Diplôme supérieur en gestion de bassins hydrographiques et de populations’ dans l’université de Cuenca, en Équateur. Cette formation postuniversitaire stimule la recherche sur les destinations de terrains possibles, sur la compréhension et l’interprétation correcte de ceux-ci, et sur la situation d’activités productives et l’établissement de populations, tant d’un point de vue socio-économique que d’une perspective écologique. Nous insistons surtout sur l’usage optimal de ressources naturelles et sur une meilleure qualité de vie.

De l’adobe dans la cordillère des Andes

Domus Mundi a suivi l’architecte Wilson Pacarucu lors de sa mission pour le projet VLIR IUS au sein de l’Université de Cuenca, et plus spécifiquement dans la partie autour de la ‘Gestion de la Préservation de Villes appartenant au patrimoine mondial’. Grâce à ses connaissances profondes sur les méthodes antiques de construction avec l’adobe dans la cordillère des Andes, l’architecte Pacarucu (qui fait sa thèse dans le cadre du Projet VLIR IUS) est une source d’informations très intéressante pour Domus Mundi.

L’architecture moderne voit l’usage de l’adobe toujours comme primitif et démodé. L’argile ‘ne sert qu’aux pauvres’ et n’est dès lors pas considérée comme un matériau de bâtiment digne de ce nom. A présent, dans les villages andins équatoriens, le béton, matériau ‘prestigieux’, gagne du terrain, au détriment de l’adobe en argile, qui, toutefois, est meilleur marché et qui régule mieux l’humidité. Une fois que le bâtiment est prêt, les paysans regrettent leur investissement beaucoup trop cher. La chaleur et la régulation de l’humidité, deux éléments qui caractérisent les cases en adobe et qui sont indispensables à 3500 m d’altitude, font défaut dans les maisons en béton. Les maisons retournent dans leurs cases en argile, pendant que leur bétail reste dans la maisonnette en béton. Le message de Domus Mundi est clair et distinct : l’argile est un matériau de construction à titre complet.

La construction d’écoles à Guayaquil et dans ses environs

En Équateur, aller à l’école coûte beaucoup plus cher qu’en Europe. Les enfants des pauvres bidonvilles autour de la mégapole Guayaquil, n’ont souvent pas l’occasion de jouir d’une formation. Afin de donner ces enfants tout de même l’opportunité de sortir du cercle vicieux de la pauvreté et de l’analphabétisme, l’établissement des écoles maternelles gratuites dans les quartiers défavorisés est prioritaire. Cette tâche est assumée par l’asbl belgo-équatorienne Membol. Domus Mundi étudie la possibilité d’appuyer la rénovation de quelques petites écoles dans ces bidonvilles.

L’asbl Membol planifie également la construction d’une petite école à la campagne juste en dehors de Guayaquil. Avec quelques étudiants de la KaHo Sint-Lieven, Domus Mundi a examiné les conditions pour que l’école planifiée soit vraiment durable : il fallait que le climat intérieur fût salubre, qu’il n’y eût pas de frais supplémentaires, que la construction fût faisable et imitable par la population locale, qu’elle soit écologique, acceptable au niveau social, etc.

Location: 
Ecuador

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